1982
La gestion des étangs par le SMAGER

 

Les variations des niveaux d’eau pluviale du réseau des étangs et rigoles, géré par le SMAGER, sont le résultat conjugué de cycles naturels et de gestion humaine. 


Créé entre 1684 et 1685, l’étang de Port Royal (aujourd’hui étangs de Saint-Hubert, Pourras, Corbet, Bourgneuf, Petit et Grand Hollande) avait pour seule et unique vocation de recueillir et stocker les eaux pluviales du secteur de Rambouillet en vue de leur acheminement à Versailles pour le fonctionnement des jeux d’eau du château. Compte tenu des besoins conséquents en eau et des pouvoirs royaux, il arrivait que l’étang de Port Royal soit à sec une partie de l’année et notamment en automne. En période hivernale, les étangs de Saint-Hubert à Bourgneuf pouvaient occuper une superficie de 75 hectares pour une capacité d’eau de près de 1,4 millions de m3. Aussi, l’ouverture des vannes pour l’envoi des eaux à Versailles, via l’étang de Saint-Quentin, permettait de découvrir de grandes zones inondées (Carte Tableau d’assemblage).
 

Carte Tableau d’assemblage.png

Au XXème siècle, la multiplication des activités de loisirs sur les étangs avec, notamment, la création de la base de loisirs de Hollande et de l’île de loisirs de Saint-Quentin, entraine une modification profonde du fonctionnement hydraulique des étangs. Devant cette diversification des usages et face au coût d’entretien important du réseau des étangs, pour finalement un faible rendement d’eau vers Versailles, le dernier envoi d’eau a été exécuté en 1977. Aujourd’hui, le SMAGER est contraint, par les activités de loisirs et la réglementation quant aux risques de rupture des barrages, à maintenir un niveau minimal d’eau dans les étangs pour répondre aux besoins des activités et à abaisser les niveaux d’eau maxima de remplissage pour faire face à un événement pluvieux d’occurrence de mil ans.


En conséquence, sauf événements climatiques exceptionnels (fortes précipitations ou longues périodes de sécheresse), les variations du niveau d’eau des étangs sont nettement plus faibles qu’avant l’envoi d’eau vers Versailles et sont par ailleurs sensiblement les mêmes chaque année. Aussi, le remplissage des étangs sont favorisés par la collecte des eaux de ruissellement transporté via les rigoles. Les eaux stockées sur les étangs amont sont envoyés durant l’hiver vers l’étang de Saint-Quentin-en-Yvelines. Des phénomènes naturels s’ajoutent à la gestion humaine des étangs, comme l’évaporation, l’infiltration, l’absorption par les plantes ou l’abaissement naturel de la nappe. 


Sur une année dite « normale », le marnage des étang de Saint-Hubert à Bourgneuf (78 ha) est d’environ 80 cm à 1 mètre, beaucoup plus faible qu’au cours des siècles précédents. Il permet néanmoins de découvrir des gazons amphibies et des vasières sur leurs abords, estimés à 17 hectares.