1808
La pavillon de chasse de Napoléon


Napoléon s’éprend à son tour du site et émet le vœu d’avoir à son tour son pavillon de chasse, mais de l’autre côté de la chaussée, probablement pour marquer sa rupture avec les Bourbons et d’une grande sobriété : juste le nécessaire pour une pause rapide. C’est le nouvel architecte du Château de Rambouillet, Pierre-Auguste Famin, qui en ordonne la construction et, pour faciliter l’arrivée, il fait restaurer et aménager la chaussée du pont qui devient dès lors le Pont Napoléon (ou Pont de l’Empereur). 


En 1806, un budget de 12 000 francs est alloué à Famin, et quarante ouvriers travaillent durant quatre mois pour réaliser le gros œuvre de cette petite construction, réalisée dans un style néo-classique. Orienté sud-nord, d’une capacité d’accueil d’environ 40-50 personnes, le pavillon comprend : 

Plan

-  une antichambre, un petit grenier au-dessus ;

-  un salon en enfilade;
-  côté Ouest, un cabinet réservé à l’empereur; 

-  côté Est : une pièce à usage de garde-robe, et un réchauffoir, puisqu’il n’est pas question d’y faire la cuisine.

Une fois le pavillon construit, Napoléon n'est revenu sur le site que le 12 mars 1809 et cet épisode a été immortalisé par le médaillon de Jules Vasserot (salle de bain de l’Empereur au Château de Rambouillet) qui propose une rare représentation du pavillon, dont l’entrée est ornée d’un trophée de dix-cors (Médaillon).

Madaillon Pourras 1810

Quelque temps fréquenté par les ducs de Berry et d’Angoulême, le pavillon est peu à peu abandonné à partir de 1825, car Charles X préfère la chasse à tir du gibier d’eau et Louis-Philippe n’aime pas la chasse.


Dès 1840 le pavillon menace de tomber en ruine et devient un lieu de flânerie romantique : de nombreuses cartes postales anciennes célèbrent ces ruines (Cartes postales anciennes). En 1967, La SARRAF, avec l’ONF et les communes limitrophes procèdent à une première rénovation du site, comme le rappelle la plaque apposée en face de celle de Napoléon Ier. D’autres travaux interviendront en 1987 et 1998.


En 2015, une levée de fonds organisée par la SARRAF s’avère insuffisante.

Pour en savoir plus, retrouvez l’article Le Pavillon de Pourras de Christian Rouet : 
https://yveline.org/le-pavillon-de-pourras/